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Constat

Le contournement généralisé de la carte scolaire et la fuite devant l’étiquette ZEP ou "ambition réussite" sont tellement forts que Ségolène Royal se ralie à la suppression de la carte scolaire. Beaucoup sont hostiles à cette mesure car elle risque d’accentuer les mouvements de fuite actuels.
Elle n’est envisageable que si elle s’accompagne de mesures qui rendent donnent une réelle attractivité aux écoles en zone difficile.
Les dotations des établissements étant calculées en fonction de leur nombre d'élèves, il suffirait d'attribuer aux enfants de parents défavorisés une dotation supérieure pour aider davantage les établissements situés en zone difficile. Cela éviterait les effets de seuil et de stigmatisation entre zones définies comme difficiles et zones "normales" qui existent actuellement et mettrait fin à l'impossibilité de faire sortir des classements tels que "ambition réussite" un établissement dont la situation se serait améliorée. Le nom disparaîtrait, la frontière stigmatisante qu’il représente serait remplacée par une transitions progressive en fonction de la composition sociologique du milieu local, mais les investissements a destination des zones en difficulté pourraient être plus importants et plus efficaces.
Le calcul de la dotation par élève partirait de la tranche fiscale et du nombre de parts des parents. Certes, ce critère est simplificateur mais il a le mérite d'être facile à mettre en œuvre et correspond au fait que les familles défavorisées ont globalement moins de moyens pour transmettre un patrimoine culturel à leurs enfants.
Pour une amélioration réelle des conditions de travail dans les zones en difficulté.
Les ressources supplémentaires de ces établissements pourraient être converties, suivant les orientations définies par le conseil d’administration, en réductions d’effectifs de classe services moins longs pour les enseignants, achats de matériel, heures de soutien et d’études dirigées, voyages scolaires, classes européennes ou classes du patrimoine vivant.
Ce système permet de prendre en compte le désir d'équité exprimé par beaucoup de parents et d’élèves, tout en donnant plus d'autonomie et de responsabilités aux acteurs éducatifs. Il permettrait aussi d'éviter les possibles effets inégalitaires d'une suppression de la carte scolaire ou d'un passage au ticket scolaire.
Certes, ce critère est simplificateur mais il a le mérite d'être facile à mettre en œuvre et correspond au fait que les familles défavorisées ont globalement moins de moyens pour transmettre un patrimoine culturel à leurs enfants.
Diagnostic et problèmes identifiés
Il est indispensable de renforcer la qualité de l'offre scolaire dans les zones défavorisées en offrant de meilleures conditions de travail et des professeurs plus expérimentés à certains établissements, ce que les ZEP n'ont pas réussi à faire. Il en va de l’équité réelle du système éducatif et ce serait un signal fort en faveur des jeunes des banlieues qui se sentent, parfois à raison, traités avec légèreté par la République.
Réponse proposée
Modifier le système de mutation des enseignants en créant deux systèmes parallèles.
-          Le système actuel de mutation aux points d'ancienneté maintenu sur une partie des postes, simplifié et revenu à un mouvement national.
-          Une autre partie des postes serait proposée au choix des enseignants et des chefs d'établissements, qui prendraient contact par l'intermédiaire d'une publication des postes et de l'envoi de CV-enseignants et de lettres de motivations.
Modalités de mise en œuvre
Les établissements de zone "difficile" pourraient attirer des professeurs expérimentés, sur des postes au choix ou à l'avancement, par des salaires supérieurs, des temps de service devant les élèves inférieurs ou des classes moins chargées. Ils pourraient aussi financer plus d'activités : temps d'études surveillées qui pourraient être coordonnées en partie par des professeurs sur leur temps ouvert et activités de découverte.
Ces dispositions pourraient aussi être appliquées aux zones rurales au titre de l'aménagement du territoire.
Pertinence politique, communication envisagée
Cela permettrait d'offrir de meilleures perspectives de réussite et de sortie du monde ouvrier aux enfants d'immigrés de la deuxième génération, tout en répondant à la demande d'une mobilité moins aléatoire de certains enseignants et au besoin de composer des équipes enseignantes diversifiées dans tous les établissements.
Diagnostic :

Les zones d’éducation prioritaires (ZEP) doivent bénéficier d’une attention et de dotations particulières, pas par principe mais par conviction qu’il faut donner plus là où il y a moins. Il s’agit, en particulier, de doter ces établissements de professeurs particulièrement expérimentés, de davantage de médecins scolaires, de moyens en personnels supplémentaires, etc.

Aujourd’hui, les parents qui en ont les moyens tentent de fuir ces zones qu’ils considèrent, parfois à tort, comme incompatibles avec une formation sereine. Il s'agit donc de réformer la carte scolaire, et accompagner cette réforme d’une remise à plat des aides dont bénéficient les établissements en ZEP, qu’ils aient reçu le label « Ambition-Réussite » ou pas.

Les 249 collèges ayant reçu le label « Ambition-Réussite » sont ceux qui cumulent les plus grandes difficultés : taux de parents touchant les minima sociaux, taux d’alphabétisation des parents, etc. Une enquête de l’Institut Montaigne a révélé que ces établissements coûtent en réalité 30% moins cher à l’Etat, principalement en raison de la jeunesse du personnel enseignant y travaillant.

Réponse proposée :

1/ Le premier levier à actionner est celui de l’incitation au recrutement de professeurs très expérimentés pour ces établissements. Pour cela il faut agir sur :
- le nombre de points de carrière dont bénéficient ces professeurs ;
- l’augmentation du montant des primes versées, au fur et à mesure de la durée de présence dans ces zones.

2/ Par ailleurs, il faut que les moyens, notamment le nombre de professeurs ou les crédits, soient fonction de leur « sensibilité » et puissent évoluer rapidement en fonction de leur « état de santé ». Pour cela, il faut prévoir une évaluation annuelle et définir des critères pour celle-ci (taux de réussite aux différents examens, taux de redoublement, taux de sortie du système scolaire, taux de violences, etc.). On peut aussi envisager un système de contrat d’objectifs, déjà expérimenté dans certaines académies depuis cette rentrée.

3/ systématiser des inspections obligatoires annuelles dans ces zones, afin de valoriser les profils compétents et détecter rapidement les professeurs en détresse.

Nos valeurs politiques :

Ce système permet de prendre en compte le désir d'équité exprimé par beaucoup de parents et d’élèves, tout en donnant plus d'autonomie et de responsabilités aux acteurs éducatifs. Il permettrait aussi d'éviter les possibles effets inégalitaires d'une suppression de la carte scolaire ou d'un passage au ticket scolaire.
Cet argumentaire a été élaboré par les Jeunes actifs de la Seine Maritime lors des réunions des 06 et 07 novembre 2006 qui se sont déroulées au Havre et à Rouen. Texte complet ICI ( il s'agit d'un résumé qui peu être légèrement différent des positions officielles de l'UMP )
 
Méthode Syllabique
Nicolas SARKOZY souhaite la liberté pédagogique
Carte scolaire

Les parents doivent avoir le choix. Ce choix doit être basé sur le projet éducatif proposé par les établissements Supprimer les ZEP.

Nicolas Sarkozy veut supprimer les ZEP car il souhaite individualiser les aides

La gauche considère les profs, la droite les déconsidère.

améliorer la rémunération et le pouvoir d’achat des enseignants.

La droite tient les familles à l’écart de l’école.

des enseignants référents, pour que les jeunes enseignants ne se retrouvent pas livrés à eux mêmes.
en instaurant les études encadrées après 16 H 30 pour éviter les orphelins d’après-cours.
Apprentissage à 14 ans.
Le choix de l’apprentissage ne doit plus être subi. L’apprentissage doit être un vrai choix et non plus seulement un recours pour des élèves en situation d’échec scolaire.
Nombreux postes de professeurs supprimés.
Nous avons supprimé des postes de professeurs, là où il y avait moins d’élèves pour mieux affecter les fonds où cela était nécessaire.