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Au-delà du blabla contradictoire :
« Je veux des écoles, des lycées, des collèges où l'on continuera longtemps encore de concilier l'égalité et le mérite, la solidarité et l'émulation, la citoyenneté et l'esprit critique, les classiques et le progrès technologique. Je veux autour de l'école une société qui promeut l'intelligence collective sans tarir les talents individuels, qui relève les défis du monde plutôt que d'en avoir peur. Je veux une politique de l'école qui ira de la Sorbonne aux Minguettes, et qui donnera la même chance à Frédéric et à Malika.
Et l'école juste, c'est d'abord une école où il fait bon vivre. »
Une affirmation centrale : plus de moyens
« Si je suis élue Présidente de la République, j'ai un devoir imprescriptible envers vous, et ce devoir sera de garantir les moyens de votre mission. Le pacte de la réussite éducative que je vous propose reposera également sur la stabilité dans la durée des moyens financiers et humains investis à l'école » (discours de Dunkerque)
« Comme s'y est engagée sa candidate, Ségolène Royal, dès son retour aux responsabilités, la gauche rétablira les moyens supprimés par la droite » (lettre au snes : syndicat majoritaire, hostile aux réformes de structures et concentré sur des revendications matérielles).
Et des réformes périphériques :
Scolarisation obligatoire à 3 ans, soutien scolaire organisé, zones de carte scolaire mélangeant quartiers riches et pauvres …
Une réforme plus profonde des IUFM reste à discuter entre nous, mais pourrait passer par
une plus grande place accordée au tutorat de professeurs expérimentés, y compris de nouveaux retraités;
une plus grande possibilité d'assiter à des cours d'autres professeurs
une liberté de choix de l'IUFM
la possibilité de choisir ses professeurs d'IUFM
une liste nationale de connaissances pratiques, administratives, juridiques et techniques à transmettre
un examen de sortie rapide qui vérifie l'acquisition de ces connaissances et permette d'évaluer le travail des formateurs
UNE CHANCE POUR TOUS A L’ECOLE
Au cours des trente dernières années, de remarquables progrès ont été accomplis en matière de démocratisation de l’accès à l’éducation et aux diplômes. Mais le chemin à parcourir en termes d’efficacité réelle est encore long avant d’atteindre les objectifs ambitieux que les Français attendent de cette « Ecole de la République » à laquelle ils sont si attachés.

Notre système éducatif est aujourd’hui confronté à d’importants problèmes structurels : difficultés à absorber de nouveaux publics scolaires, centralisation excessive, manque d’ouverture sur la société. La question même de son rôle est posée et les doutes augmentent sur sa capacité à surmonter les blocages de « l’ascenseur social ».

Loin d’être négligée, la part de la dépense d’éducation dans la richesse nationale s’est accrue de 83% depuis 1980, progressant à un rythme annuel moyen supérieur à celui du PIB. Cette hausse s’explique moins par l’accroissement du nombre d’élèves que par celui du coût de chaque élève.

Face à cette hausse des dépenses, force est de constater que les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous : depuis maintenant une dizaine d’années, 150.000 jeunes par an sortent sans aucun diplôme du système scolaire ; plus inquiétant encore, le chômage des jeunes en fin d’études avoisine les 25%, chiffre qui pousse à s’interroger sur le lien éducation-emploi.

Même s’il redoute majoritairement un changement dont il ne voit pas bien les contours, le monde éducatif est conscient de ces difficultés, dont il souffre au quotidien. Alors que plus de 40% des personnels sont appelés à être renouvelés d’ici à 2012 par le jeu des départs à la retraite, le monde éducatif est en attente d'un « nouveau contrat » qui lui redonne la fierté d’accomplir une mission plus que jamais fondamentale, mais qui doit évoluer et s’appuyer sur la reconnaissance des talents et des initiatives. Il est temps de réinvestir politiquement le monde de l’éducation pour contribuer à sa modernisation.

Pour libérer les capacités de travail et d'initiative de tous les acteurs du système éducatif, nous proposons un certain nombre de mesures réalistes :

- un observatoire statistique des débouchés et des métiers pour répondre au défi de l'orientation professionnelle des jeunes ;
- un financement supérieur des élèves aux parents à revenus modestes pour donner réellement plus de moyens aux zones défavorisées ;
- un encouragement à la mutation des professeurs expérimentés en banlieues pour répondre aux espérances des familles en zone difficile ;
- du temps ouvert dans le service des enseignants pour favoriser l’initiative ;
- une réforme des bourses universitaires récompensant le mérite ;
- des classes du patrimoine vivant pour lutter contre nos fractures culturelles. ;
- une réforme des IUFM dans le sens d’une plus grande ouverture sur la société.
Echaudés par les réformes maladroites de la gauche, tentés par l’absence de réformes de Bayrou, mais aussi par des idées de plus grande liberté, les enseignants hésitent.
Ils étaient déjà 30% à voter à droite aux législatives de 1995 ou de 2002, un sondage réalisé pour le Monde de l’Education montre qu’ils sont 50% à envisager de rejeter la gauche et 38% à envisager de voter Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal au second tour.
Le bilan de la gauche joue contre elle, réduction des moyens d’assurer la discipline, contrainte pédagogique des IUFM et de nombreux inspecteurs, relative paupérisation et paralysie du système des mutations nourrissent la rancune contre Jospin, Allègre ou Royal. Les nouvelles propositions socialistes n’ont rien arrangé. Les 35 heures au collège, et implicitement la transformation des enseignants en simples accompagnateurs scolaires ont fait scandale et la scolarité obligatoire est rejetée à 80%.
François Bayrou rassure, il est « celui qui ne nous a pas fait de mal », celui qui a maintenu ce qui existait, à part pour une intéressante réforme des programmes d’histoire et de lettres en faveur d’un enseignement des fondements de la culture européenne.
Tout cela fait aussi que l’esprit de réforme progresse dans les esprits, dans le sondage IFOP/ Monde de l’éducation, 51% sont pour une plus grande autonomie des établissements, 79% pour le soutien scolaire payé, donc pour une modulation des salaires.
Comme le candidat Sarkozy, ils prennent acte de l’injustice de la carte scolaire, 55% d’entre eux pensent qu’elle doit être assouplie et 8% veulent qu’elle soit supprimée.
Le désir de pouvoir prendre des initiatives sans être sanctionné mais au contraire en voyant son travail reconnu est sans doute en grande partie derrière le refus à 73% de la notation par des chefs d’établissements que les enseignants n’ont pas choisi.
Beaucoup sont très reconnaissants à Gilles de Robien d’avoir brisé le tabou du pédagogiquement correct et de s’être opposé aux excès de la pédagogie de la construction des savoirs par l’élève, qui est largement rejetée. Ils pensent cependant comme Sarkozy que c’est la liberté pédagogique qu’il faut reconnaître avant tout.
Sondage : http://www.lemonde.fr/mde/dossiers/dossier.html, mars 2007
Ségolène Royal veut un service de travail obligatoire et se retrouve prise au piège de sa démagogie, sous une apparente maladresse la vidéo sur les 35 heures au collège manifeste tout un état d’esprit. C’est une vidéo qui est ressortie opportunément 
Tromper ses électeurs en ne présentant pas ouvertement ses projets réels tout d’abord, lancer des idées provocantes, continuer en flattant le public des parents qu’elle cherche à conquérir avec l’idée que les professeurs ne font pas grand-chose en dehors de leurs heures de cours et enfin proposer d’imposer une présence obligatoire et uniforme a tous les enseignants.
Au-delà de ces ficelles assez classiques elle fait des allusions intéressantes. Elle cite Acadomia, mais pense aussi à une autre entreprise de soutien cotée en bourse, Paraschool fondée par un ex co-secrétaire général de la FSU, Daniel Le Bret. qui a fini par penser qu'il serait plus utile dans le privé.
L’idée du travail gratuit, des heures de soutien scolaire qui devraient être faites sans contrepartie est pour le moins curieuse. Elle correspond au fait que le statut des enseignants ne les oblige qu’à la présence en cours et aux corrections de copies sur leur temps disponible. Les enseignants travaillent alors gratuitement quand ils donnent plus de leur temps pour du soutien, de la concertation ou la préparation de projets pédagogiques.
Ségolène Royal fait sur ce sujet un appel du pied très net en direction des partisans des pédagogies constructivistes qui voudraient que les enseignants soient surtout présents pour accompagner des projets avec le moins de temps possibles pour faire des cours classiques. Claude Allègre avait des projets similaires qui ont provoqué une révolte générale. Pour se protéger de cette réduction de la mission d’enseignement, les syndicats et une majorité des enseignants se réfugient dans la préservation à tout prix du statut actuel.
Face au blocage syndical et à l’aventurisme de Ségolène Royal, le ministre de l’Education Nationale pratique la concertation en faisant circuler un projet de réforme du statut des enseignants qui répond de manière équilibrée aux questions sur le temps de travail des professeurs. Il contient en particulier une mesure essentielle qui consiste à pouvoir intégrer dans le temps de service des actions d’éducation et de formation, en dehors des cours ordinaires. Ce qui se fait gratuitement de nos jours serait alors justement rétribué.
Il s’agit de récompenser le mérite de ceux qui s’investissent un peu plus alors que Ségolène Royal ne soucie que de créer de nouvelles obligations inapplicables en demandant aux professeurs d’être présents 35 heures dans les collèges.
La vidéo qui circule sur Dailymotion est présentée ici, il en existe une version longue avec plein de commentaires sur un blog ségoliste qui ajoute qu’elle demande des moyens pour appliquer son idée ( acheter un million d’ordinateurs et payer les murs des bureaux de profs ? )

Comment faire pour que le travail des conseillers d’orientation soit moins isolé de celui des enseignants, qui ont très peu l’occasion de les rencontrer et surtout des acteurs de la vie économique locale et nationale ? Faut il supprimer la fonction et l’externaliser ? Faut il donner des espaces d’intervention aux acteurs de la vie économique à l’intérieur du monde scolaire ?


JA National – réunion de l'atelier éducation le Jeudi 7 décembre au siège de l’UMP / 20 heures / 55  rue de la Boétie 75 008
L’Atelier Education rassemble des Jeunes Actifs qui veulent participer à une réflexion sur la nécessaire évolution de notre systéme éducatif. Nous sommes des jeunes professionnels qui réflechissent sur la formation qu’ils ont reçu, des enseignants, des jeunes parents, des cadres de l’Education nationale et tous à la recherche d’une réflexion et d’actions contructives.

Nous organisons notre réflexion autour de réunions, de conférences et de dîners ouverts à tous qu’ils soient où non engagés à l’UMP. L’apport de notre réflexion collective nourrit les propositions
des Jeunes Actifs de l’UMP et les propositions de campagne de l’UMP.

Ce blog annonce les dates et les lieux de nos différentes rencontres pour créer un lien entre tous ceux qui participent à notre réflexions à travers toute la France

C’est un espace de libre débat où chacun peut participer en laissant un commentaire sur nos différents articles. La réflexion y est nourrie par le suivi des actions du gouvernement et des réflexions de l’UMP et des déclarations des différents acteurs du monde éducatif.

L’équipe de l’Atelier Education des Jeune Actifs de l’UMP