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La mobilité impossible des enseignants.
Constat.
C'est l'une des bases du pouvoir des syndicats, qui maintiennent un système très rigide et offrent des passe-droits relatifs à leurs adhérents. Tout le système est fondé sur l'ancienneté et des points supplémentaires pour le temps passé en zone difficile ou les charges de famille. Sa rigidité à été accentuée par sa régionalisation sous Claude Allègre, qui a pour but d'éviter un exode généralisé vers le sud.
Cela aboutit à de savants calculs de contournement et à une non prise en compte systématique des souhaits et des aptitudes particulières des enseignants.
Solutions proposées.
–Création d'une bourse d'échange de postes
–Réservation d'une partie ( une moitié par exemple ) de postes pour un mouvement par choix réciproque de l'enseignant et du chef d'établissement tel que celui qui existe dans le privé sous contrat.
-Forte différenciation des conditions de salaire et/ou de temps de travail en faveur des zones difficiles.
–Création de postes réservés à des enseignants débutants ou confirmés, disposant d'une formation ou d'une expertise dans un domaine ou dans un autre, mis en valeur par leur CVenseignant.
Diagnostic et problèmes identifiés
Il est indispensable de renforcer la qualité de l'offre scolaire dans les zones défavorisées en offrant de meilleures conditions de travail et des professeurs plus expérimentés à certains établissements, ce que les ZEP n'ont pas réussi à faire. Il en va de l’équité réelle du système éducatif et ce serait un signal fort en faveur des jeunes des banlieues qui se sentent, parfois à raison, traités avec légèreté par la République.
Réponse proposée
Modifier le système de mutation des enseignants en créant deux systèmes parallèles.
-          Le système actuel de mutation aux points d'ancienneté maintenu sur une partie des postes, simplifié et revenu à un mouvement national.
-          Une autre partie des postes serait proposée au choix des enseignants et des chefs d'établissements, qui prendraient contact par l'intermédiaire d'une publication des postes et de l'envoi de CV-enseignants et de lettres de motivations.
Modalités de mise en œuvre
Les établissements de zone "difficile" pourraient attirer des professeurs expérimentés, sur des postes au choix ou à l'avancement, par des salaires supérieurs, des temps de service devant les élèves inférieurs ou des classes moins chargées. Ils pourraient aussi financer plus d'activités : temps d'études surveillées qui pourraient être coordonnées en partie par des professeurs sur leur temps ouvert et activités de découverte.
Ces dispositions pourraient aussi être appliquées aux zones rurales au titre de l'aménagement du territoire.
Pertinence politique, communication envisagée
Cela permettrait d'offrir de meilleures perspectives de réussite et de sortie du monde ouvrier aux enfants d'immigrés de la deuxième génération, tout en répondant à la demande d'une mobilité moins aléatoire de certains enseignants et au besoin de composer des équipes enseignantes diversifiées dans tous les établissements.
Diagnostic :

Les zones d’éducation prioritaires (ZEP) doivent bénéficier d’une attention et de dotations particulières, pas par principe mais par conviction qu’il faut donner plus là où il y a moins. Il s’agit, en particulier, de doter ces établissements de professeurs particulièrement expérimentés, de davantage de médecins scolaires, de moyens en personnels supplémentaires, etc.

Aujourd’hui, les parents qui en ont les moyens tentent de fuir ces zones qu’ils considèrent, parfois à tort, comme incompatibles avec une formation sereine. Il s'agit donc de réformer la carte scolaire, et accompagner cette réforme d’une remise à plat des aides dont bénéficient les établissements en ZEP, qu’ils aient reçu le label « Ambition-Réussite » ou pas.

Les 249 collèges ayant reçu le label « Ambition-Réussite » sont ceux qui cumulent les plus grandes difficultés : taux de parents touchant les minima sociaux, taux d’alphabétisation des parents, etc. Une enquête de l’Institut Montaigne a révélé que ces établissements coûtent en réalité 30% moins cher à l’Etat, principalement en raison de la jeunesse du personnel enseignant y travaillant.

Réponse proposée :

1/ Le premier levier à actionner est celui de l’incitation au recrutement de professeurs très expérimentés pour ces établissements. Pour cela il faut agir sur :
- le nombre de points de carrière dont bénéficient ces professeurs ;
- l’augmentation du montant des primes versées, au fur et à mesure de la durée de présence dans ces zones.

2/ Par ailleurs, il faut que les moyens, notamment le nombre de professeurs ou les crédits, soient fonction de leur « sensibilité » et puissent évoluer rapidement en fonction de leur « état de santé ». Pour cela, il faut prévoir une évaluation annuelle et définir des critères pour celle-ci (taux de réussite aux différents examens, taux de redoublement, taux de sortie du système scolaire, taux de violences, etc.). On peut aussi envisager un système de contrat d’objectifs, déjà expérimenté dans certaines académies depuis cette rentrée.

3/ systématiser des inspections obligatoires annuelles dans ces zones, afin de valoriser les profils compétents et détecter rapidement les professeurs en détresse.

Nos valeurs politiques :

Ce système permet de prendre en compte le désir d'équité exprimé par beaucoup de parents et d’élèves, tout en donnant plus d'autonomie et de responsabilités aux acteurs éducatifs. Il permettrait aussi d'éviter les possibles effets inégalitaires d'une suppression de la carte scolaire ou d'un passage au ticket scolaire.