Constat :
L’objectif de 80% de réussite au bac, défini par la gauche à la fin des années 1980, a connu un réel succès médiatique, alors que ses effets sont désastreux : dévaluation permanente du niveau du bac, désaffection des métiers de l’apprentissage, entassement des étudiants dans des filières sans débouchés. Pourtant, les remises en questions publiques de ce « dogme » sont rares. Or, pour que plus d’élèves aient envie de s’investir dans leurs études il faut qu’elles aboutissent à une reconnaissance de leur travail. Il faut aussi que cette reconnaissance prenne en compte la diversité de leurs talents, pour réduire le plus possible les orientations par défaut. Nous passerions à une réelle égalité des chances.
Réponse proposée :
Mise en place de trois examens de fin de cycle nationaux, corrigés de manière anonyme par des professeurs extérieurs à l'établissement et utilisation des résultats pour assurer l'entrée dans des filières différenciées de collège, de lycée et du supérieur. La diversité des talents serait reconnue par des épreuves variées et des barèmes d'entrée adaptés selon la filière demandée.
Modalités de mise en œuvre :
Une reconnaissance de la diversité des talents.
Les élèves passeraient un certificat de sortie du primaire afin de garantir le socle commun de connaissance dès cet âge en complément du brevet des collèges et le bac pour le lycée. Ces épreuves se feraient sur une liste de connaissances définies, de « savoir-faire » et une part d'oral avec un travail personnel permettant de valoriser leurs capacités d'initiative.
L'entrée dans les différentes filières du collège, du lycée et du post-bac se ferait en fonction des notes obtenues : une filière de communication ou une école d'art utiliseraient des barèmes différents de ceux d'une filière scientifique. La valorisation des filières techniques se ferait alors par la reconnaissance des aptitudes particulières à ces filières, des habiletés manuelles aux capacités d'accueil, de soin ou d'organisation.
Des filières diversifiées.
Le collège garderait un tronc commun de matières fondamentales, mais les élèves pourraient suivre des options fortes de technologies pour les uns, d’apprentissage pour quelques autres et de matières plus générales pour le reste. Le risque de création de filières de relégation serait évité par le maintien de l’unité de lieu d’étude, et par un droit à des passerelles, classes particulières pour ceux qui redoubleraient pour améliorer leurs résultats aux examens, heures de soutien et années de transition pour ceux qui, reprenant goût aux études, voudraient poursuivre dans une filière plus générale.
Nos valeurs politiques :
Un tel système permettrait de sortir de l'unique voie royale actuelle en valorisant d'autres aptitudes, en particulier les réussites dans les filières technologiques.