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- Constat Des évaluations très rares, par des inspections aux critères dépendant du bon vouloir des inspecteurs et ne portant que sur un seul cours sont mal vécues, sans permettre de bien récompenser les professeurs les plus dynamiques et de diffuser une culture du résultat et de l'initiative. Propositions Principe de l'intéressement aux résultats ar une augmentation de la part variable du salaire, correspondant à un mérite mieux mis en valeur. Une distinction plus nette serait faite entre une part fixe et à l'évolution lente mais garantie du salaire, et une part variable d'environ 20% de celui qui pourrait évoluer selon les années, les résultats aux examens et les initiatives pédagogiques et les résultats des inspections, ou selon sa situation géographique et sociale du poste. Ces évaluations se feraient : Par une prise en compte des initiatives pédagogiques. Le principe de cette évaluation serait de porter essentiellement sur leur nombre et la réalisation effective des réalisation, et acessoirement sur un jugement forcément subjectif sur leur valeur. Cela pourrait se faire par une commission de deux professeurs tirés au sort parmi leurs collègues et d'un inspecteur. Par des évaluations fondées en partie sur la mesure des résultats aux examens. Pour éviter les distortions liées au niveau socioculturel des élèves elles se feraient dans les classes de fin de cycle, en comparant les résultats à un rapide test national de préparation aux examens réalisé dans les classes en fin de CM1, 4e et 1e à ceux des examens du certificat, du brevet et du bac. Par des évaluations qui respectent la liberté pédagogique en réalisant un rapport fondé sur des critères définis d'avance en tenant compte des diverses manières d'enseigner : Cours magistral, maîtrise des connaissances et des contenus à enseigner, mise en activité, réalisations pédagogiques. Par une évaluation réciproque qui fasse que les enseignants puissent donner leur avis sur leurs supérieurs, inspecteurs et chefs d'etablissements, soit par de brefs commentaires déposables sur un site fermé, soit d'après plusieurs critères définis publiquement : gestions des emplois du temps, relations avec les élèves, soutien aux activités pédagogiques. Une évaluation des professeurs par leurs élèves, telle qu'elle se pratique dans certaines universités en Belgique ou dans des écoles semble être difficile à mettre en place, même à Lycée. Elle suppose la définition de critères détaillés et peut aussi passer par la possibilité de poster par mail des commentaires dans un cadre détaillé. - Favoriser les initiatives pédagogiques Ces initiatives pourront d'abord valoriser celles qui visent à une meilleure transmission des connaissances. . Elles ne seraient pas valorisées uniquement en fonction des politiques décidées d'en haut, mais offriraient un cadre d'initiatives très larges.
Diagnostic et problèmes identifiés Il est indispensable de renforcer la qualité de l'offre scolaire dans les zones défavorisées en offrant de meilleures conditions de travail et des professeurs plus expérimentés à certains établissements, ce que les ZEP n'ont pas réussi à faire. Il en va de l’équité réelle du système éducatif et ce serait un signal fort en faveur des jeunes des banlieues qui se sentent, parfois à raison, traités avec légèreté par la République. Réponse proposée Modifier le système de mutation des enseignants en créant deux systèmes parallèles. - Le système actuel de mutation aux points d'ancienneté maintenu sur une partie des postes, simplifié et revenu à un mouvement national. - Une autre partie des postes serait proposée au choix des enseignants et des chefs d'établissements, qui prendraient contact par l'intermédiaire d'une publication des postes et de l'envoi de CV-enseignants et de lettres de motivations. Modalités de mise en œuvre Les établissements de zone "difficile" pourraient attirer des professeurs expérimentés, sur des postes au choix ou à l'avancement, par des salaires supérieurs, des temps de service devant les élèves inférieurs ou des classes moins chargées. Ils pourraient aussi financer plus d'activités : temps d'études surveillées qui pourraient être coordonnées en partie par des professeurs sur leur temps ouvert et activités de découverte. Ces dispositions pourraient aussi être appliquées aux zones rurales au titre de l'aménagement du territoire. Pertinence politique, communication envisagée Cela permettrait d'offrir de meilleures perspectives de réussite et de sortie du monde ouvrier aux enfants d'immigrés de la deuxième génération, tout en répondant à la demande d'une mobilité moins aléatoire de certains enseignants et au besoin de composer des équipes enseignantes diversifiées dans tous les établissements.
Echaudés par les réformes maladroites de la gauche, tentés par l’absence de réformes de Bayrou, mais aussi par des idées de plus grande liberté, les enseignants hésitent. Ils étaient déjà 30% à voter à droite aux législatives de 1995 ou de 2002, un sondage réalisé pour le Monde de l’Education montre qu’ils sont 50% à envisager de rejeter la gauche et 38% à envisager de voter Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal au second tour. Le bilan de la gauche joue contre elle, réduction des moyens d’assurer la discipline, contrainte pédagogique des IUFM et de nombreux inspecteurs, relative paupérisation et paralysie du système des mutations nourrissent la rancune contre Jospin, Allègre ou Royal. Les nouvelles propositions socialistes n’ont rien arrangé. Les 35 heures au collège, et implicitement la transformation des enseignants en simples accompagnateurs scolaires ont fait scandale et la scolarité obligatoire est rejetée à 80%. François Bayrou rassure, il est « celui qui ne nous a pas fait de mal », celui qui a maintenu ce qui existait, à part pour une intéressante réforme des programmes d’histoire et de lettres en faveur d’un enseignement des fondements de la culture européenne. Tout cela fait aussi que l’esprit de réforme progresse dans les esprits, dans le sondage IFOP/ Monde de l’éducation, 51% sont pour une plus grande autonomie des établissements, 79% pour le soutien scolaire payé, donc pour une modulation des salaires. Comme le candidat Sarkozy, ils prennent acte de l’injustice de la carte scolaire, 55% d’entre eux pensent qu’elle doit être assouplie et 8% veulent qu’elle soit supprimée. Le désir de pouvoir prendre des initiatives sans être sanctionné mais au contraire en voyant son travail reconnu est sans doute en grande partie derrière le refus à 73% de la notation par des chefs d’établissements que les enseignants n’ont pas choisi. Beaucoup sont très reconnaissants à Gilles de Robien d’avoir brisé le tabou du pédagogiquement correct et de s’être opposé aux excès de la pédagogie de la construction des savoirs par l’élève, qui est largement rejetée. Ils pensent cependant comme Sarkozy que c’est la liberté pédagogique qu’il faut reconnaître avant tout. Sondage : http://www.lemonde.fr/mde/dossiers/dossier.html, mars 2007
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