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Le principe d'un ticket scolaire supérieur pour les familles pauvres et une information transparente et accessible à tous sur les résultats permet d'éviter qu'une plus grande liberté de choix des écoles ne défavorise les familles pauvres.
Une réelle liberté de choix de son école par les familles, y compris les moins informées des possibilités de dérogations, suppose la suppression de la carte scolaire et des limitations de créations de classes dans le privé. Beaucoup d'enseignants craignent que cette liberté favorise une fuite des établissements les plus défavorisés, ce qui accentuerait leurs handicaps. Le principe d'une dotation supérieure en zone pauvre et les coopérations entre établissements permettraient d'éviter ces déséquilibres.
Les partenaires pourront être des entreprises ou des commerces locaux et des institutions : mairies, musées, église, associations.
Nature des partenariats
Il pourra s'agir de participations financières à un projet de voyage ou de , de service rendu par un musée qui collaborerait à la préparation d'une visite scolaire ou d'interventions de professionnels dans le cadre de la découverte des métiers.
Initiative des mécénats
Ils pourront être proposés par les entreprises ou par des professeur et seront gérés par des enseignants qui utiliseront une partie de leur temps de service ouvert pour le faire.

Pour éviter des dérives tout en ne créant pas de procédure administrative trop lourde le contrôle des partenariats serait effecté a postériori, soit par des contrôles inopinés réalisés en cours de partenariat ou sur la base des compte rendus, soit à partir de plaintes éventuelles de participants; ceux ci étant prévenus de la possibilité de signaler un abus.
Seule une liste limitative des associations définitivement exclues des partenariats serait publiée, elle se fonderait sur la présence d'appels au meurtre ou sur la vente de services "religieux" ou philosophiques par des sectes.
Ces mécénats auraient une forte dimension solidaire par une incitation aux partenariat avec un établissement qui profiteraient aussi a établissement jumelé, qui pourrait être situé dans une zone plus pauvre et avoir d'autres partenaires à partager : site industriel échangé avec une école de commercer et musée de centre ville contre fonds régional d'art contemporain délocalisé en banlieue.

Les motivations des partenaires extérieurs.
-Il peut y avoir une dimension civique altruiste de service rendu à la collectivité
-Mêlée à une volonté de faire connaître les implantations locales d'une entreprise ou d'un une institution comme un musée ou de s'insérer dans une stratégie de communication plus globale ( en faveur des quartiers en difficulté par exemple )
-et à une stratégie de recrutement dans un bassin d'emploi.
-Ces partenariats pourraient être encouragés par des réductions d'impôts en contrepartie du service rendu.
Les excès possibles de ces engagements seront limités par la limitation de l'espace accordé au signalement des mécénats : comme pour les concerts aujourd'hui, quelques centimètres en bas d'une affiche, suffisament pour faire savoir, pas assez pour envahir.
Le risque d'une propagande en faveur d'un choix de métier déterminé par une entreprise qui risque de délocaliser serait limité par l'existence de l'observatoire des métiers et par des filières d'études avec un socle commun qui facilitent des reconversions en cours de carrière. retour financement ... Retour au plan
Constat

Le contournement généralisé de la carte scolaire et la fuite devant l’étiquette ZEP ou "ambition réussite" sont tellement forts que Ségolène Royal se ralie à la suppression de la carte scolaire. Beaucoup sont hostiles à cette mesure car elle risque d’accentuer les mouvements de fuite actuels.
Elle n’est envisageable que si elle s’accompagne de mesures qui rendent donnent une réelle attractivité aux écoles en zone difficile.
Les dotations des établissements étant calculées en fonction de leur nombre d'élèves, il suffirait d'attribuer aux enfants de parents défavorisés une dotation supérieure pour aider davantage les établissements situés en zone difficile. Cela éviterait les effets de seuil et de stigmatisation entre zones définies comme difficiles et zones "normales" qui existent actuellement et mettrait fin à l'impossibilité de faire sortir des classements tels que "ambition réussite" un établissement dont la situation se serait améliorée. Le nom disparaîtrait, la frontière stigmatisante qu’il représente serait remplacée par une transitions progressive en fonction de la composition sociologique du milieu local, mais les investissements a destination des zones en difficulté pourraient être plus importants et plus efficaces.
Le calcul de la dotation par élève partirait de la tranche fiscale et du nombre de parts des parents. Certes, ce critère est simplificateur mais il a le mérite d'être facile à mettre en œuvre et correspond au fait que les familles défavorisées ont globalement moins de moyens pour transmettre un patrimoine culturel à leurs enfants.
Pour une amélioration réelle des conditions de travail dans les zones en difficulté.
Les ressources supplémentaires de ces établissements pourraient être converties, suivant les orientations définies par le conseil d’administration, en réductions d’effectifs de classe services moins longs pour les enseignants, achats de matériel, heures de soutien et d’études dirigées, voyages scolaires, classes européennes ou classes du patrimoine vivant.
Ce système permet de prendre en compte le désir d'équité exprimé par beaucoup de parents et d’élèves, tout en donnant plus d'autonomie et de responsabilités aux acteurs éducatifs. Il permettrait aussi d'éviter les possibles effets inégalitaires d'une suppression de la carte scolaire ou d'un passage au ticket scolaire.
Certes, ce critère est simplificateur mais il a le mérite d'être facile à mettre en œuvre et correspond au fait que les familles défavorisées ont globalement moins de moyens pour transmettre un patrimoine culturel à leurs enfants.
Elles utilisent la souplesse nouvelle des horaires d'enseignement pour accorder plus d'importance à des cours et à des activités de découverte sur le patrimoine, en particulier local.
Elles sont organisées par les professeurs pendant leur temps ouvert, en collaboration avec les musées, institutions culturelles économiques ou associatives.
Leur organisation permet un enracinement concret des élèves dans leur milieu local dans toute sa diversité historique et sociologique. On pense à l'utilité que cela aurait pour les enfants d'immigrés, mais cela metrait aussi en relation des mémoires sociales différentes et ouvrirait l'école sur la société locale. La Haute Alsace offre par exemple des musées du textile, de l'automobile ou des chemins de fer, les usines Peugeot, un écomusée rural et minier, des moines et les souvenirs de la guerre de 14-18. Le lien peut être fait avec les activités actuelles dans le domaine culturel ou économique.
Leur financement peut se faire sur les crédits librement utilisables, en association avec le mécénat éducatif.

- les activités de découverte personnelle et collective ( TPE, IDD, TIPE ) doivent être maintenues ou rétablies, pour former une suite continue du primaire à l'université. Elles contiennent une recherche personnelle des élèves, sur un sujet qu'ils ont choisi, à l'intérieur d'un cadre assez large. Elles aboutissent à une production écrite et à une présentation orale. L'utilisation de l'informatique est encouragée, mais avec un apprentissage progressif de la recherche sur internet et de la critique interne et externe des documents qui permette d'éviter le copier-coller sans recul critique. Ces recherches contiennent une dimension collective, dans la recherche et la présentation des résultats; le fonctionnement du groupe fait partie de l'évaluation du travail réalisé.
Il n'est pas nécessaire que le temps consacré à ces recherches soit très important : 16 ou 32 heures / année suffisent
- L'oral doit être présent à tous les niveaux. Il doit faire partie de la notation des activités de découverte chaque année et des examens de fin de cycle. Le temps nécessaire à l'organisation de ces examens oraux sera dégagé par une réduction de la durée des épreuves écrites du certificat, du brevet et du bac. Sa préparation est organisée durant l'horaire normal des cours par les professeurs.
- De qui faut il réduire les horaires?
Les partisans de l'enseignement magistral, en particulier dans les matières fondamentales, reprochent aux activités de découverte, aux matières mineures et aux études d'avoir fortement réduit les horaires. Nous pensons qu'il faut maintenir les activités d'éveil, mais sans leur donner trop de temps. En particulier dans les classes primaires. Des horaires modérés dans les matières fondamentales suffisent si les méthodes y sont explicites ou magistrales et si la masse des connaissances a transmettre n'est pas excessive.

- Par un rétablissement de l'importance horaire des matières fondamentales : L'expression littéraire et la logique grammaticale ou mathématique, les sciences historiques et naturelles.
- Par des matières structurantes enseignées de manière organisée et explicite ou magistrale, pour que leur assimilation soit rapide et et profonde.
- Par une place réelle accordée à la construction personnelle des savoirs dans les travaux de recherche personnelle et collective et aux matières d'expression physique et manuelle dans les examens de sortie de cycle.
Une réforme plus profonde des IUFM reste à discuter entre nous, mais pourrait passer par
une plus grande place accordée au tutorat de professeurs expérimentés, y compris de nouveaux retraités;
une plus grande possibilité d'assiter à des cours d'autres professeurs
une liberté de choix de l'IUFM
la possibilité de choisir ses professeurs d'IUFM
une liste nationale de connaissances pratiques, administratives, juridiques et techniques à transmettre
un examen de sortie rapide qui vérifie l'acquisition de ces connaissances et permette d'évaluer le travail des formateurs
Que l'inspection se fasse sur des critères explicites, et en particulier à propos de la maîtrise des différentes formes de pédagogie. L'utilisation des pédagogies magistrales ne pouvant pas plus être sanctionnée qu'une autre pédagogie.
Que les examens de sortie de cycle soient définis en fonctions de connaissances, et pas seulement de savoir faire ( repères chronologiques, noms et oeuvres d'auteurs, fonctions grammaticales ...)
- Le nécessaire pluralisme pédagogique passe par le recrutement dans les IUFM de professeurs capables d'enseigner des pédagogies de la transmission des connaissances. L'accusation de parti pris pédagogique qui pèse sur les IUFM serait levée si la titularisation des jeunes enseignants ne devait plus se faire à l'unanimité d'une multitude de conseillers/validateurs mais si l'avis d'un seul des examinateurs suffisait.
- Les procédures de recrutement du corps des inspecteurs et des professeurs d'IUFM sont au coeur des luttes pédagogiques actuelles.
et restent à discuter entre nous :
Il faudrait revenir au recrutement des inspecteurs par cooptation des meilleurs enseignants par les inspecteurs, en supprimant les concours actuels et en y ajoutant la possibilité d'utiliser le témoignage des élèves et des parents sur les professeurs qui les ont marqués.
La nomination des directeurs d'IUFM devrait revenir intégralement au pouvoir politique et leur pouvoir sur le pédagogie enseignée devrait être réduit par un cadre national d'enseignement, un rôle plus grand du tutorat et la validation facilité des enseignants stagiaires.
Les professeurs d'IUFM pourraient être obligés d'exercer au moins une partie du temps la spécialité qu'ils enseignent, avec un recours a des spécialistes extérieurs rémunérés pour des conférences sur la psychologie, le droit administratif ou l'état du marché du travail.
Leur recrutement pourrait se faire sur des contrats courts et renouvelables et leur salaire pourrait dépendre de leur évaluation par leurs élèves.

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