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Prochaines rencontres à Paris

Vendredi 29 juin, à partir de 20 heures
au restaurant "La Fourmi Ailée" 8 rue de Fouarre

Vendredi 21 septembre 2007, à partir de 20 heures
au restaurant 
"La Fourmi Ailée" 8 rue de Fouarre
(prière de prévenir si vous venez en laissant un commentaire (qui ne sera pas publié) cela nous permettra de réserver une table)

Sur le thème :
bilan et perspectives des réformes de l’Education Nationale et de l'action de l'atelier éducation


Rassembler ceux qui veulent réfléchir sur les réformes nécessaires dans l’Education Nationale est toujours aussi nécessaire.
Nous voulons continuer à réunir ceux qui le souhaitent autour de l’actualité des politiques de l’Education et des réformes menées par Xavier Darcos et Valérie Pécresse. Nous continuerons à réfléchir à des solutions pratiques issues de l’expérience du terrain et de la réflexion de tous ceux qui nous rejoindront.

Nous le faisons dans le cadre de l’UMP car nous adhérons globalement aux valeurs éducatives de liberté pédagogique, d’égalité des chances et de reconnaissance du travail défendues par Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos pendant la campagne présidentielle.

Cela ne suppose pas d’être encarté à l’UMP, ou d’être en accord avec telle ou telle autre orientation du gouvernement actuel.
Cela ne suppose pas non plus qu’il faudra trouver que toutes les réalisations du gouvernement seront formidables par principe, il s’agit de mener une réflexion ouverte et libre pour apporter une contribution constructive à l’effort commun.
Les questions d’éducation sont pleinement politiques, elles supposent des choix, par exemple pour on contre la liberté pédagogique, mais elle traversent les frontières politiques habituelles. L’intérêt des enfants n’est pas une question de parti, et tous peuvent apporter leur contribution au débat sur les réformes éducatives.

Nous menons actuellement une réflexion sur les modes d’action de l’Atelier éducation autour de quelques axes :
-         Suivi de l’actualité sur le sujet à partir du blog
-         Réflexions, réactions et propositions collectives autour du suivi et de l’application pratique de la politique gouvernementale
-         Réflexion à plus long terme sur l’avenir de l’éducation et de la culture dans le siècle de la mondialisation et du tout numérique
Tous les conseils sont les bienvenus.
En espérant avoir bientôt le plaisir de vous retrouver lors de nos prochaines rencontres.
François Fillon vient de nommer Xavier Darcos ministre de l'Education Nationale.
Professeur agrégé de lettres classiques puis inspecteur général de l'Education Nationale, maire de Périgueux et sénateur de Dordogne il a été ministre délégué à l'enseignement scolaire puis aux affaires étrangères avant d'être nommé ambassadeur de France auprès de l'OCDE puis ministre de l'Education Nationale.

Il est possible de mieux découvrir ce nouveau ministre en consultant son
rapport à Nicolas Sarkozy sur la situation matérielle et morale des professeurs en France et, dans un autre registre son blog personnel ou ses interventions comme membre de l'académie des sciences morales et politiques

L'atelier éducation se réjouit de sa nomination et compte poursuivre et développer son action dans les mois qui viennent avec :
- Un suivi de l'actualité des débats sur l'éducation.
- Des ateliers de réflexion sur la politique éducative, dans différents lieux à travers la France et sur ce blog.
- Une réflexion collective sur l'organisation du système scolaire, son adaptation au monde numérique et mondialisé du XXIe siècle, mais aussi sur le nécessaire supplément d'âme que peuvent lui apporter toutes les richesses des multiples héritages des cultures présentes en France aujourd'hui.

Je discutais avec le plus sérieux postulant au Ministère de l'Education, il y a deux jours. « Avec la moitié de ce que coûtent les IUFM, me disait-il, nous pourrions réinventer les IPES — ce système de bourse, sur concours, qui a permis à tant d’enfants du peuple, dans les années 50 et 60, de faire leurs études d’enseignants en étant pré-payés » (moi-même, au passage). Et nous avons besoin d’un système qui incitera les meilleurs à se tourner à nouveau vers l’enseignement. « Avec l’autre moitié, nous réévaluerons les salaires des enseignants français, aujourd’hui parmi les moins bien payés d’Europe… Et nous créerons dans les facs les postes nécessaires pour enseigner à ces nouveaux postulants de vrais Savoirs — et un peu moins de « sciences de l’éducation », cette tarte à la crème de tous ceux qui prétendent « apprendre à apprendre » aux autres ce qu’ils ne savent pas.

- Mais mon cher, objectai-je, les promesses de ton candidat de ne remplacer qu’un poste de fonctionnaires sur deux…
- La fonction publique est pléthorique. Mais les 350 000 enseignants qui, dans les cinq ans, partiront à la retraite, ça, c’est une réalité que l’on ne peut nier. Et même si je suis favorable à un allègement des programmes — que d’options inutiles, d’heures perdues, de prétentions académiques insupportables, alors qu’il serait si simple d’en revenir à des fondamentaux bien maîtrisés —, je sais bien qu’il faudra inciter des jeunes, des dizaines de milliers de jeunes, à entrer dans la carrière. Nous recruterons des enseignants — pas nécessairement des "emplis-jeunes" qui sont des cache-misère, au mieux — et, au pire, une porte ouverte à des "grands frères" qui viendront, comme en 2000-2002, vérifier qui est ou n'est pas salafiste — rappelle-toi le rapport Obin.
- Ça n’en prend guère le chemin… Quel néo-bachelier de bon sens s’engagera aujourd’hui dans un métier qui envoie les moins aguerris au casse-pipe des ZEP les plus dures ? Qui prendra le risque de se faire cracher à la gueule par des gosses auxquels on a seriné depuis des années qu’il est interdit d’interdire — un beau slogan pour Gargantua, mais une mauvaise idée pour un ilote ravagé de l’intellect ! Des enfants sans défense auxquels on a répété qu’ils ont la liberté de l’expression et, faute de mots, du coup de boule !
- C’est bien pour ça que nous ambitionnons de rompre — voilà, le mot est lâché — avec ce qui s’est fait depuis tant d’années. Gilles de Robien a eu la maladresse de mélanger de vrais soucis pédagogiques et des déclarations intempestives sur le statut ou la fonction des enseignants. Peut-être parce qu’il a mis du temps à se mettre au courant. Mais, nourri dans le sérail, j’en connais les détours. Je vais même te dire… Mon dernier fils a aujourd’hui sept ans, et, comme les autres, il est à l’école publique. Et j’ai vu, de très près, ce que sont les croyants du pédagogisme et de l’égalitarisme forcené. J’ai vu comment on prétendait lui apprendre à lire — on était loin, très loin, de Boscher ou de Léo & Léa…
« Il faut inciter de nouvelles équipes à fabriquer les manuels scolaires dont nous aurons besoin, dès que nous aurons toiletté les programmes et les couloirs de la rue de Grenelle — au kärcher, s’il le faut !
« Car je crains bien moins les voyous des cités que la racaille de la haute administration, si imbue de ses privilèges, si loin du peuple… Je ne m’imagine pas ministre de l’Education autrement qu’en garant de l’accès au Savoir de tous. Il est scandaleux que tant de pédagogie ait enfanté les écoles privées et les cours du soir dans lesquels les plus fortunés comblent le vide intellectuel du Collège et du Lycée. Scandaleux que tant de jeunes grands-mères aient à apprendre à lire à leurs petits-enfants ! Et bien plus scandaleux encore qu’une frange déshéritée soit abandonnée à elle-même — nous donnerons plus à ceux qui ont moins, et qui veulent vraiment davantage.

Ainsi parlions-nous dans les avoines folles du XIIème arrondissement, et la nuit seule entendit nos paroles…
Mais ce blog n’a d’autre raison d’être que de faire avancer la réflexion. Alors, je me suis permis de divulguer ces propos hors campagne — ces propositions pour une Ecole à venir.

Jean-Paul Brighelli
Au-delà du blabla contradictoire :
« 
Je veux des écoles, des lycées, des collèges où l'on continuera longtemps encore de concilier l'égalité et le mérite, la solidarité et l'émulation, la citoyenneté et l'esprit critique, les classiques et le progrès technologique. Je veux autour de l'école une société qui promeut l'intelligence collective sans tarir les talents individuels, qui relève les défis du monde plutôt que d'en avoir peur. Je veux une politique de l'école qui ira de la Sorbonne aux Minguettes, et qui donnera la même chance à Frédéric et à Malika.
Et l'école juste, c'est d'abord une école où il fait bon vivre. »
Une affirmation centrale : plus de moyens
« Si je suis élue Présidente de la République, j'ai un devoir imprescriptible envers vous, et ce devoir sera de garantir les moyens de votre mission. Le pacte de la réussite éducative que je vous propose reposera également sur la stabilité dans la durée des moyens financiers et humains investis à l'école » (discours de Dunkerque)
« Comme s'y est engagée sa candidate, Ségolène Royal, dès son retour aux responsabilités, la gauche rétablira les moyens supprimés par la droite » (lettre au snes : syndicat majoritaire, hostile aux réformes de structures et concentré sur des revendications matérielles).
Et des réformes périphériques :
Scolarisation obligatoire à 3 ans, soutien scolaire organisé, zones de carte scolaire mélangeant quartiers riches et pauvres …
Il faut chercher dans les replis du discours de Ségolène Royal pour y trouver quelques mots vagues sur la liberté pédagogique.
 « Vous cherchez, parfois vous tâtonnez, mais vous trouvez. Et le devoir de la République c'est vous aider à inventer. Je veux une société qui reconnaisse l'expérimentation et qui vous laisse libres, plus libres de vos méthodes pédagogiques, sans inspection tatillonne. » … Aider à trouver, mais peut on envisager que la société puisse aider les enseignants à retrouver des méthodes qui marchent ? Qu’entend elle par des « inspections tatillonnes ? Celles qui interdisent les méthodes syllabiques ou celles qui veulent faire appliquer les réformes de Robien. Elle parle de « renforcer la formation des enseignants » et d’une rénovation des pratiques et du métier d’enseignant ».
Pour « donner du sens » à ces déclarations il faut se demander quels sont les hommes qui pourraient les appliquer. S’agira t’il de Philippe Meirieu qui passe son temps à porter sa bonne parole dans les meetings socialistes ou de Roland Goigoux, soutenu par le parti et qui affirme
« Les méthodes syllabiques sont en contradiction flagrante avec les programmes en vigueur [depuis la réforme socialiste de 2002] qui demandent aux enseignants d'introduire des mots fréquents dès le début de l'année »
« Ces enseignants sont convaincus que l'école ne doit pas déléguer aux familles des pans entiers de l'enseignement si elle ne veut pas contribuer à accroître les inégalités sociales. Se limiter [pour commencer] au B-A, BA est de ce point de vue tout aussi inacceptable que de ne pas le prendre sérieusement en charge. »
Carte scolaire en portions de camembert, plus de temps de présence à l’école (jusqu’à 35 heures), collège (et lycée) unique pour tout le monde, refus de l’apprentissage pour ceux qui le souhaitent ; les principales idées de Philippe Meirieu se retrouvent dans le programme de Ségolène Royal alors que ses principes possibles pour une éducation démocratique sont accusés de vouloir empêcher toute forme de remise en cause de ses dogmes pédagogiques
Après avoir été un des architectes principaux de la politique éducative des socialistes, et en particulier des IUFM, Philippe Meirieu a démissionné de son poste de directeur de l’IUFM de Lyon pour « retrouver une liberté de parole ».
Celle-ci est utilisée pour battre les estrades des meetings du Parti Socialiste, ici, et encore ici ou par , dans ce journal, et au congrès de La Rochelle, avec les présidents de la FSU/SNES (majoritaire et contre les réformes pédagogiques de Robien) et du SGEN (ultra pédagogiste).
L’expérience du passé a montré que les socialistes ont constamment bafoué la liberté pédagogique, tant dans les IUFM que dans les programmes et les inspections. Le remarquable silence de Ségolène Royal sur cette question indique qu’elle ne compte pas remettre en cause cette orientation, alors que Nicolas Sarkozy a pris position en faveur de la liberté pédagogique pour tous. Il ne s’agit pas pour nous de défendre une pédagogie unique, mais de défendre de droit pour chaque professeur de choisir la méthode qui lui convient pour donner le meilleur de lui-même, au service de tous les élèves.
Déclaration de Nicolas Sarkozy
Qui mieux que l’instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l’enfant qui est en face de lui et qu’il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau qui ne voit pas un enfant de la journée.
Projet législatif UMP
2. Garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les
progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées :
… depuis 25 ans, la gauche a confisqué le débat sur l'école. Elle y a répandu une véritable idéologie pédagogique qui s'est révélée illusoire pour beaucoup d'enfants, le plus grave
étant qu'elle l'a imposée aux enseignants. ….
… Nous refusons d'entrer dans la question de savoir si c'est par des
méthodes répétitives, participatives, ludiques ou autres que les enfants apprennent
le mieux. Nous pensons que chaque enfant est différent et que les personnes les
mieux placées pour savoir ce qui est bon pour lui sont ses enseignants et sa
famille. C'est pourquoi nous garantirons la liberté pédagogique des enseignants. Les programmes seront bien sûr nationaux. Mais les enseignants auront le choix des méthodes car aucune circulaire administrative ne remplace l'expérience de 10 ou 20 ans d'enseignement. Nous évaluerons les enseignants
sur les progrès de leurs élèves et non pas sur les méthodes utilisées. … Source
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