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Carte scolaire en portions de camembert, plus de temps de présence à l’école (jusqu’à 35 heures), collège (et lycée) unique pour tout le monde, refus de l’apprentissage pour ceux qui le souhaitent ; les principales idées de Philippe Meirieu se retrouvent dans le programme de Ségolène Royal alors que ses principes possibles pour une éducation démocratique sont accusés de vouloir empêcher toute forme de remise en cause de ses dogmes pédagogiques
Après avoir été un des architectes principaux de la politique éducative des socialistes, et en particulier des IUFM, Philippe Meirieu a démissionné de son poste de directeur de l’IUFM de Lyon pour « retrouver une liberté de parole ».
Celle-ci est utilisée pour battre les estrades des meetings du Parti Socialiste, ici, et encore ici ou par , dans ce journal, et au congrès de La Rochelle, avec les présidents de la FSU/SNES (majoritaire et contre les réformes pédagogiques de Robien) et du SGEN (ultra pédagogiste).
L’expérience du passé a montré que les socialistes ont constamment bafoué la liberté pédagogique, tant dans les IUFM que dans les programmes et les inspections. Le remarquable silence de Ségolène Royal sur cette question indique qu’elle ne compte pas remettre en cause cette orientation, alors que Nicolas Sarkozy a pris position en faveur de la liberté pédagogique pour tous. Il ne s’agit pas pour nous de défendre une pédagogie unique, mais de défendre de droit pour chaque professeur de choisir la méthode qui lui convient pour donner le meilleur de lui-même, au service de tous les élèves.
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Autre explication, complémentaire, sur axée sur l’école : celle du pédagogue Philippe Meirieu, fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres).  « Ce que Nicolas Sarkozy dit sur l’autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l’autoritarisme, à une forme d’obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence », a-t-il constaté.

« C’est une vision infantilisante de l’école. Liquider mai 68, c’est un recul inquiétant de la démocratie: c’est mettre une place un dispositif dans lequel l’autorité ne se discute pas, or l’autorité démocratique, par essence, se discute. Il y a eu des excès libertaire en mai 1968, mais ils ont très vite été cadrés, on est revenus aux notes depuis des dizaines d’années, et il n’y a jamais eu autant de sanctions, autant de conseil de discipline qu’actuellement, sans que cela ne fasse baisser la violence scolaire d’ailleurs“, a-t-il ajouté.

Ce qui a fait l’enfant roi, ce n’est pas mai 1968, ce sont les médias et la publicité, qui exaltent les caprices de l’enfant consommateur“, a-t-il conclu, exhortant le candidat à s’attaquer au “crétinisme intellectuel” que promeuvent les médias et les multinationales.
http://danielriot.blog.lemonde.fr/2007/05/01/sous-les-paves-les-nevroses-du-petit-nicolas-%C2%AB-avatar-de-mai-68-%C2%BB-%E2%80%A6/

Posté par soixantehuitard le 01/05/2007 à 17:55:15